À propos du droit au développement

Le droit au développement est le droit de chacun de participer au développement économique, social, culturel et politique, de le promouvoir et d’en bénéficier. Ce droit permet d’élargir les capacités (liberté de réaliser) et les possibilités des individus. Il fournit une approche globale de la réalisation des droits de l’homme en accordant une attention particulière aux structures, aux processus et aux résultats, tout en reconnaissant les droits des individus et des groupes, y compris ceux des générations futures. Il fait de l’équité, de l’égalité et de la justice les principaux facteurs du développement et favorise la pleine réalisation des libertés fondamentales.

Si les discussions sur le droit au développement s’inscrivent depuis longtemps dans le cadre du paradigme du clivage Nord-Sud, la mondialisation et la crise économique mondiale ont montré que le droit au développement concerne tous les pays, quel que soit leur niveau de développement.

En effet, dans les pays où le bilan des droits de l’homme est généralement positif, la croissance des inégalités et de la précarité sociale a mis en péril la réalisation du droit au développement pour une grande partie de la population. La mondialisation a été identifiée comme le paradoxe d’une richesse croissante accompagnée d’une inégalité croissante, à la fois une force d’inclusion et d’exclusion.

Pour réaliser des progrès, il ne suffira pas de maintenir le statu quo. Le droit au développement ne peut pas rester une déclaration de bonne volonté ni simplement le sujet de longs débats politiques. Le Rapporteur spécial estime qu’il existe un besoin urgent de relancer les activités de sensibilisation en faveur de la mise en œuvre effective du droit au développement.

En 2015, plusieurs accords internationaux ont réaffirmé le droit au développement, notamment le Programme de développement durable à l’horizon 2030, le Programme d’action d’Addis-Abeba, le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030 et l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Ces nouveaux accords ont donné un élan à la protection, la promotion et la réalisation du droit au développement aux niveaux national et international.