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Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes ouvre virtuellement les travaux de soixante-dix-huitième session

15 février 2021

Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes a ouvert cet après-midi, lors d’une séance virtuelle, les travaux de sa soixante-dix-huitième session, qui se tiendra en ligne jusqu’au 25 février, en adoptant son ordre du jour et en entendant une déclaration de Mme Ilze Brands Kehris, Sous-Secrétaire générale aux droits de l’homme, au nom du Secrétaire général des Nations Unies.

Mme Brands Kehris a notamment rappelé que l'égalité des sexes était l'une des sept priorités de l'Appel à l'action pour les droits de l’homme lancé par le Secrétaire général l’an dernier. Pour concrétiser cet Appel à l'action, une attention particulière doit être accordée à l'élimination des lois discriminatoires et à l'encouragement des mesures temporaires spéciales, a-t-elle indiqué. Mme Brands Kehris s’est félicitée que l’on puisse s’appuyer à cet égard sur les recommandations des mécanismes des droits de l'homme, notamment du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes.

Après cette déclaration, Mmes Leticia Bonifaz Alfonzo, Corinne Dettmeijer-Vermeulen, Natasha Stott Despoja et Jie Xia ont fait leurs déclarations solennelles en tant que nouvelles membres du Comité.
Le Comité a ensuite adopté l’ordre du jour provisoire de la présente session.

Mme Hilary Gbedemah, Présidente sortante du Comité, a quant à elle présenté le rapport d’activité de la 77e session du Comité. Elle a indiqué que le nombre d’États parties à la Convention s’établissait toujours à 189 et que cent quatorze États étaient parties au Protocole facultatif se rapportant à la Convention, qui reconnaît la compétence du Comité pour recevoir et examiner des communications (plaintes individuelles).

Mme Gbedemah a rappelé que le Comité avait adopté sa recommandation générale sur la traite des femmes et des filles dans le contexte des migrations mondiales et commencé à élaborer une nouvelle recommandation générale sur les droits des femmes et des filles autochtones. Le Comité a aussi adopté deux rapports d'enquête qui font date, l'un sur les mutilations génitales féminines et l'autre qui sera publié en mai de cette année.

Plusieurs expertes ont ensuite rendu compte des activités qu’elles ont menées depuis la précédente session du Comité.

En fin d’après-midi, le Comité se réunissait à huis-clos pour élire sa nouvelle Présidente et les nouveaux membres de son bureau.
Lors de sa prochaine séance publique, le 18 février à 15 heures, le Comité dialoguera avec des représentants de la société civile. L’examen du rapport du Danemark relatif à l’application, par ce pays, de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes doit commencer le lundi 22 février à 12h30.

Les séances publiques du Comité peuvent être suivies (webcast) sur webtv.un.org/live.

Déclaration d’ouverture

MME ILZE BRANDS KEHRIS, Sous-Secrétaire générale aux droits de l’homme, s’exprimant au nom du Secrétaire général des Nations Unies, a d’abord rappelé que, le mois dernier, le Secrétaire général avait réaffirmé qu'il considérerait l'égalité des sexes comme une priorité essentielle compte tenu des obstacles auxquels les femmes sont confrontées, notamment les taux plus élevés de pauvreté et de violence sexiste résultant de la COVID-19. L'égalité des sexes est aussi l'une des sept priorités de l'Appel à l'action pour les droits de l’homme lancé par le Secrétaire général l’an dernier. Le Secrétaire général s'est engagé, entre autres, à aider les États Membres à adopter des politiques et des lois qui favorisent l'égalité des sexes et l'égalité des droits pour les femmes, a relevé Mme Brands Kehris.

Pour concrétiser cet Appel à l'action du Secrétaire général, a poursuivi Mme Brands Kehris, une attention particulière doit être accordée à l'élimination des lois discriminatoires et à l'encouragement des mesures temporaires spéciales. La Sous-Secrétaire générale s’est félicitée que l’on puisse s’appuyer à cet égard sur les recommandations des mécanismes des droits de l'homme, notamment du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes. Elle s’est aussi dite fière que le Haut-Commissariat soit membre de la Coalition d'action sur les mouvements féministes.

S’agissant du problème des représailles contre les personnes qui collaborent avec les organismes des Nations Unies, le dernier rapport du Secrétaire général sur cette question montre que les personnes qui travaillent sur les droits des femmes et sur les droits des personnes LGBTIQ+ semblent être particulièrement menacées, a par ailleurs souligné Mme Brands Kehris. Les cas signalés représentent très probablement une fraction du total, car la sous-déclaration – par crainte de nouvelles représailles – reste une préoccupation majeure. La Sous-Secrétaire générale a cependant jugé encourageant que le système des organes de suivi des traités soit bien équipé pour faire face aux représailles, grâce notamment aux « lignes directrices de San José » de 2015 (concernant les mesures à prendre par les organes conventionnels de l’ONU contre les représailles exercées envers les personnes qui collaborent avec eux).

Mme Brands Kehris s’est aussi félicitée que le Comité élabore une recommandation générale sur les droits des femmes et des filles autochtones, compte tenu des risques particuliers auxquels elles sont confrontées.

Mme Brands Kehris a enfin souhaité au Comité plein succès pour son premier dialogue en ligne, avec le Danemark, la semaine prochaine.