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Il est temps que l'ONU reconnaisse officiellement le droit à un environnement propre et sain - les experts

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Journée mondiale de l'environnement
5 juin 2021

GENÈVE (4 juin 2020) - Un grand nombre d'experts indépendants des Nations Unies ont déclaré qu'il était temps que les Nations Unies reconnaissent officiellement que vivre dans un environnement sûr, propre, sain et durable est un droit de l'homme / humain.

"A l'échelle mondiale, on prend de plus en plus conscience que vivre dans un environnement sain est un droit de l'homme ", ont déclaré les experts dans une déclaration commune* à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement. "Sur les 193 membres des Nations Unies, 156 ont inscrit ce droit dans leur constitution, leur législation et leurs traités régionaux. Il est temps que les Nations Unies montrent la voie en reconnaissant que tout être humain a le droit de vivre dans un environnement propre.

"La vie de milliards de personnes en serait améliorée si un tel droit était adopté, respecté, protégé et réalisé", ont déclaré les experts des Nations Unies.

Près de 50 ans après la Déclaration de Stockholm sur l'environnement, dans laquelle les États membres de l'ONU ont déclaré que les personnes ont un droit fondamental à "un environnement d'une qualité qui permette une vie de dignité et de bien-être", le temps est venu de prendre des mesures concrètes, ont-ils déclaré. Ils ont appelé le Conseil des droits de l'homme et l'Assemblée générale des Nations Unies à prendre des mesures.

La recrudescence des maladies zoonotiques émergentes, telles que le COVID-19, l'urgence climatique, l'omniprésence de la pollution toxique et l'appauvrissement spectaculaire de la biodiversité ont fait de l'avenir de la planète une priorité de l'agenda international. Selon les experts, les gens comprennent de plus en plus que les crises environnementales nuisent à la capacité des individus à jouir d'une série de droits humains, notamment le droit à la vie, à la santé, à l'eau, à l'assainissement, à l'alimentation, à un travail décent, le droit au développement, à l'éducation, à la culture, à la liberté de réunion, les droits de l'enfant et le droit de vivre dans un environnement sain.

Les droits de l'homme / humains doivent être placés au centre de toute mesure visant à lutter contre la crise environnementale, ont-ils ajouté.

"Placer les droits de l'homme au cœur de ces actions permet de clarifier les enjeux, de catalyser une action ambitieuse, de mettre l'accent sur la prévention et, surtout, de protéger les personnes les plus vulnérables de notre planète", ont déclaré les experts. "Nous pourrions, par exemple, véritablement transformer notre monde en passant des combustibles fossiles aux énergies renouvelables, en créant une économie circulaire et sans déchets, et en passant d'une exploitation dommageable des écosystèmes à une vie en harmonie avec la nature."

Le soutien à la reconnaissance par les Nations Unies du droit à un environnement sain et durable ne cesse de croître, ont déclaré les experts. L'idée a été approuvée par le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, et la Haut Commissaire aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, ainsi que par plus de 1100 organisations de la société civile dans le monde. Près de 70 États membres du Conseil des droits de l'homme ont récemment ajouté leur voix à l'appel lancé par le groupe restreint du Conseil des droits de l'homme sur les droits de l'homme et l'environnement (Costa Rica, les Maldives, le Maroc, la Slovénie et la Suisse) en faveur d'une telle action.

"Dans un monde où la crise environnementale mondiale provoque plus de neuf millions de décès prématurés chaque année et menace la santé et la dignité de milliards de personnes, l'ONU peut être le catalyseur d'une action ambitieuse en reconnaissant que chacun, partout, a le droit de vivre dans un environnement sain", ont déclaré les experts. "Le temps de cette reconnaissance mondiale est venu."

FIN

*Lisez la déclaration complète ici: https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=27130&LangID=F

Les rapporteurs spéciaux et les groupes de travail font partie de ce que l'on appelle les procédures spécialesdu Conseil des droits de l'homme. Les procédures spéciales, qui constituent le plus grand groupe d'experts indépendants du système des droits de l'homme des Nations Unies, est le nom général des mécanismes indépendants d'enquête et de surveillance du Conseil qui traitent soit de situations nationales spécifiques, soit de questions thématiques dans toutes les régions du monde. Les experts des procédures spéciales travaillent sur une base volontaire ; ils ne font pas partie du personnel de l'ONU et ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants de tout gouvernement ou organisation et servent à titre individuel.

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